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Conformément à l’article L. 4311-15 du code de la santé publique, un infirmier ne peut exercer que s’il a obtenu son inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers (ONI). 1) La cotisation Le fait d’être inscrit(e) au tableau de l’Ordre entraîne l’obligation d’acquitter une cotisation annuelle à l’Ordre national des infirmiers (art. L. 4312-7). Quelle que soit votre date d’inscription, la cotisation que vous acquittez est valable pour toute la période allant du 1er mai au 28 février 2013, même si vous changez de mode ou de lieu d’exercice ou de département durant cette période. Les montants de la cotisation annuelle pour l’exercice du 1er mai 2012 au 28 février 2013 sont fixés comme suit :
Bon à savoir: Votre règlement ne sera encaissé qu’une fois votre inscription prononcée par votre conseil départemental de l’Ordre.
2) Le paiement de la cotisation Les cotisations de 75 euros euros sont acquittables en trois fois. Plusieurs modes de paiement possibles :
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A L'ADRESSE SUIVANTE: CNOI, 63 RUE SAINTE ANNE 75002 PARIS |
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Inscription à l'ordre des infirmiers
Pour les infirmières et infirmiers souhaitant s'inscrirent à l'ordre infirmier, merci de bien vouloir télécharger le dossier d'inscription sur le site de l'ONI. Une fois votre dossier complet, il faut l'adresser au CROI POITOU-CHARENTES. Dès réception du dossier, vous recevrez une attestation de dépôt de dossier. L'inscription sera validée après étude de votre dossier par vos conseillers départementaux (Prochain conseil mi-juin 2012).
ROBERT Stéphane, trésorier du CDOI .
Bureau Conseil Départemental
Présidente: HANTZBERG Véronique (L)
Vice-Présidents: DELAGE Pascal(P)
Trésorier: ROBERT Stéphane(P)
Trésorière Adjointe: MOURICHOU Dominique(L)
Autres Conseillers départementaux titulaires:
BIAIS-CANHOYEA Elisabeth(L), CANONNE Stéphane(P) et BOISSEAU Delphine(P).
Conseillères départementales suppléantes:
GUICHETEAU Anne Marie(L), SAMMARTANO Brigitte(L) et TOULISSE Nadine(L).
Légendes: L= Libéral, P= Public, Priv= Privé
Déménagement
Votre conseil départemental de l'ordre des infirmier de la Charente est installé dans les locaux du Conseil régional du Poitou-Charentes:
CROI Poitou-Charentes
71-73 rue de Goise
79000 NIORT
Tél 05 16 36 70 16
Fax 05 16 36 70 18
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h à 18h Le mercredi de 8h30 à 12h30
Le CDOI de la Charente est également joignable au 05 16 36 70 17 et par le biais de sa présidente, Mme HANTZBERG Véronique, au 06.20.13.49.37.
Les infirmiers alertent les pouvoirs publics et les candidats à l'élect° présidentielle sur la qualité et la sécurité des soins
Écrit par Ordre National des Infirmiers 12-04-2012
Les Infirmiers alertent les pouvoirs publics et les candidats à l’élection présidentielle sur la qualité et la sécurité des soins à l’hôpitalL’Ordre des Infirmiers publie les premiers résultats d’une grande enquête nationale sur la 1ère profession de santé en France (520 000 praticiens (1) ). Plus de 21 000 infirmières* et infirmiers ont participé (salariés du secteur public, privé, libéraux et étudiants) à la plus grande enquête jamais réalisée pour la profession la mieux reconnue des français (2) . Démarrée le 8 mars 2012, les infirmiers qui représentent près de 2% de la population active française (3) ont été interrogés notamment sur la sécurité des soins à l’hôpital, les réformes réalisées ces dernières années et leurs propositions d’évolutions. Près d’un infirmier sur deux estime ne pas pouvoir assurer une sécurité des soins optimale à ses patients au regard de ses conditions d’exercice. L’enquête montre que 51% des infirmiers salariés du public jugent ne pas pouvoir assurer cette sécurité des soins, pour 41% des infirmiers salariés du privé. Les résultats restent sensiblement identiques qu’il s’agisse de jeunes diplômés (moins de 2 ans), d’infirmiers expérimentés (-10 ans) ou très expérimentés (+10 ans). Les cadres de santé (42%) et directeurs de soins (40%) confirment également ne pas pouvoir assurer une qualité et une sécurité des soins optimale à leurs patients. En revanche les infirmiers libéraux, exerçant principalement au domicile de leurs patients, sont 18% à estimer ne pas pouvoir assurer une sécurité des soins optimale à leurs patients au regard de leurs conditions d’exercice. |
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| Un manque de qualité et de sécurité des soins directement corrélé à des conditions de travail difficiles. A la question « pourquoi estimez-vous ne pas garantir une qualité et une sécurité des soins optimale à vos patients ? » les infirmiers répondent là encore à l’unisson :
Une profession homogène avec les mêmes priorités quels que soient les modes d’exercice. Dans un classement par ordre d’importance comprenant 5 propositions :
Les infirmiers choisissent très majoritairement les mêmes priorités. Qu’ils soient spécialisés ou non, 40% des salariés du public, 46% du privé, 41% des libéraux mais aussi 38% des étudiants et 36% des cadres de santé placent en priorité absolue dans leur carrière les conditions de travail. Les Directeurs de Soins privilégient en 1ère position la qualité et sécurité des soins (39%) et placent les conditions de travail en 2nde position, avant la rémunération (3ème). L’ensemble des catégories citées ci-dessus (à l’exception des Directeurs des Soins), placent en seconde priorité la qualité et sécurité des soins, et classent en 3ème priorité la rémunération. |
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| L’ensemble des infirmières et infirmiers jugent plutôt négativement le bilan des réformes réalisées. Les infirmiers se montrent critiques envers les réformes réalisées ces dernières années.
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Les infirmiers préconisent la masterisation et proposent des évolutions concrètes de leur métier afin d’améliorer la prise en charge des patients
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| Des perspectives d’avenir en inadéquation avec les défis démographiques et les enjeux de santé publique L’enquête à laquelle plus de 21 000 infirmiers ont répondu indique significativement, depuis le jeune professionnel diplômé au Directeur des Soins, que la profession infirmière souhaite très majoritairement une évolution rapide de son champ et de ses conditions d’exercice. Le développement des masters de spécialités et de la prescription infirmière sont des solutions préconisées par une profession présente à tous les échelons opérationnels du système de santé. L’Ordre National des Infirmiers appelle les candidats et le gouvernement à prendre rapidement des engagements concrets auprès des organisations représentatives infirmières (associations, syndicats et Ordre) afin d’assurer à la population une qualité et une sécurité des soins optimale. |
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| (1) Source DREES 2010 (2) 99% d’opinion favorable, enquête réalisée par l'Ifop pour France-Soir en 2011 (3) Source INSEE 2010 population active chez les 15 ans ou plus (4) Circulaire interministérielle du 26 juin 2009 (5) Article 51 de la Loi HPST (6) Décret n° 2011-2114 du 30 décembre 2011 relatif au développement professionnel continu des professionnels de santé paramédicaux * 21244 réponses, 17825 complètes. Ordre National des Infirmiers http://www.ordre-infirmiers.fr/ |
INFIRMIERES: UNE SOUFFRANCE UNIVERSELLE

© Maridav - Fotolia.com
Les infirmières françaises ne sont pas les seules à broyer du noir. C’est ce que révèle une étude publiée le 20 mars dernier par le British medical journal of medicine. Au cours des cinq dernières années, plus de 61 000 infirmières exerçant dans près de 1100 hôpitaux répartis dans douze pays d’Europe* et aux Etats-Unis, ont été interrogées sur leurs conditions de travail et sur leur satisfaction personnelle. Les résultats sont révélateurs d’un mal-être au travail qui dépasse les frontières. L’étude montre ainsi que le sentiment de surmenage est très répandu chez les infirmières, notamment en Grèce (78 % des sondées), au Royaume-Uni (42 %), en Irlande (41 %) ou en Pologne (40 %). Les soignantes américaines ne sont pas mieux loties (35 %). Seules les infirmières néerlandaises (10 %) semblent relativement épargnées par ce « burn-out » généralisé.
47% des infirmières grecques prêtes à démissionner Conséquence : de nombreuses infirmières déclarent ne pas être satisfaites de leur travail. C’est le cas des Grecques (56 %), des Irlandaises (42 %), des Anglaises (39 %), ou encore des Espagnoles (38 %). 49% des infirmières grecques et finlandaises affirment même avoir l’intention de démissionner dans l’année. En Grèce toujours, 47 % des soignantes estiment que la qualité des soins qu’elles prodiguent est mauvaise. En Allemagne et aux Pays-Bas, 35 % des professionnelles portent le même jugement. Une grande majorité des sondées, tous pays confondus, ne pensent pas que la politique de gestion de leur établissement est à même de résoudre les problèmes des patients : en Belgique, Finlande, Grèce, Pologne, Espagne et aux Pays-Bas, elles sont plus de 80 % à en douter. Outre Atlantique, la confiance dans le management hospitalier est partagée par à peine 57 % des infirmières. Bref, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.
Source: Espace infirmier.com - Aveline Marques
*Pays-Bas, Grèce, Suisse, Allemagne, Pologne, Espagne, Royaume-Uni, Irlande, Finlande, Norvège, Belgique et Suède. La France n’a pas pris part à l’étude.
Cotisation ordinale
Paris, le 21 mars 2012 - Le Conseil national de l’ordre des infirmiers a tenu sa réunion plénière hier, mardi 20 mars 2012. A l’ordre du jour était principalement inscrit le budget de l’Ordre pour l’exercice 2012-2013.
Maintien des montants de cotisations individuelles
Pour le nouvel exercice budgétaire les montants de la cotisation ordinale restent inchangés par rapport à l’exercice précédent. Fixée à 75 Euros pour les infirmiers exerçant à titre libéral, la cotisation annuelle n’est toujours que de 30 Euros pour les salariés des secteurs publics et privés, ainsi que pour les jeunes diplômés.
Le Conseil de l’Ordre prend ainsi en compte les difficultés économiques notamment du secteur hospitalier public et le contexte général de crise actuellement en France qui tendent à compresser le pouvoir d’achat des infirmiers comme de la majorité des français.
Un geste en faveur des infirmiers libéraux
La cotisation des sociétés d’exercice libéral et des sociétés civiles professionnelles, tenues également de s’inscrire au tableau de l’Ordre car elles exercent la profession d’infirmier, est divisée par deux, passant de 150 à 75 Euros annuels. A ce jour, 310 sociétés d’infirmiers libéraux sont inscrites au tableau de l’Ordre.
Un budget de rigueur orienté vers le service aux infirmiers
Le Conseil national de l’ordre des infirmiers a voté un budget de 6 127 500 M d’Euros.. Grâce à des mesures de rigueur budgétaire très stricte entamées dans le cadre du plan de restructuration de l’Ordre (fermeture des locaux loués à bail dans les départements et suppression de 76 emplois), le Conseil de l’ordre peut voter un budget en équilibre.
Cette rigueur et ce souci de bonne gestion n’ont pas empêché le Conseil de l’ordre d’orienter son budget vers un meilleur service aux infirmiers.
L’information sur l’exercice professionnel, la déontologie infirmière ou le cadre juridique des divers types d’exercices sera renforcée. L’entraide ordinale, la conciliation, le conseil pour la rédaction des contrats et le conseil à la mobilité internationale sont autant de services qui seront encore développés. La mise en place du Répertoire Partagé des Professionnels de Santé apportera une simplification des démarches administratives des infirmiers qui s’adresseront au guichet unique de l’Ordre pour enregistrer leur diplôme et s’inscrire au tableau, deux conditions légales de leur exercice. Les services en ligne seront également développés, permettant aux infirmiers inscrits, par une simple connexion sur le site Internet, de télécharger attestations et autres fiches pratiques.
A propos de l’Ordre national des infirmiers
Au 12 mars 2012, 113 381 infirmiers sont inscrits au tableau de l’ordre.

L'ordre national des infirmiers veille à maintenir les principes éthiques et à développer la compétence, indispensables à l'exercice de la profession. Il contribue à promouvoir la santé publique et la qualité des soins. Il assure la défense de l'honneur et de l'indépendance de la profession d'infirmier. Il en assure la promotion.
En coordination avec la Haute autorité de santé, il participe à la diffusion des règles de bonnes pratiques en soins infirmiers auprès des professionnels et organise l'évaluation de ces pratiques.
Il participe au suivi de la démographie de la profession d'infirmier, à la production de données statistiques homogènes et étudie l'évolution prospective des effectifs de la profession au regard des besoins de santé.
Il accomplit ses missions par l'intermédiaire des conseils départementaux, des conseils régionaux ou interrégionaux et du conseil national de l'ordre.
Contact presse :
Madame Maryline PECNARD
Secrétaire générale adjointe
Tél : 06 13 77 21 54
Urgotul Ag et UrgoCell Ag Une gamme de pansements à l’efficacité cliniquement demontrée
Écrit par Urgo médical 02-03-2012
En réaction à la présence d’une infection locale par forte colonisation bactérienne, la réaction inflammatoire retarde la cicatrisation des plaies. Quand un tel processus est suspecté, l’utilisation locale d’ions argent peut permettre de rétablir les conditions optimales de cicatrisation : actif sur la grande majorité de souches bactériennes responsables de colonisation des plaies, l’argent est par ailleurs doté de propriétés anti-inflammatoires. Cet intérêt de la TLC-Ag en cicatrisation a été clairement démontré par une étude clinique comparative (2) , conformément aux recommandations des Autorités de Santé. Les pansements TLC-Ag d’Urgo Medical sont les seuls pansements bénéficiant d’une Amélioration du Service Rendu dans l’indication (1) . En effet, le niveau d’exigence s’élève pour les pansements de prescription médicale qui doivent dorénavant démontrer leur efficacité clinique selon une méthodologie rigoureuse pour être inscrits sur la liste des prestations et produits remboursables (LPPR). A ce jour, seuls les produits de la gamme TLC-Ag d’Urgo Medical ont démontré leur intérêt thérapeutique auprès de la HAS (1) et par conséquent, sont les seuls représentants de la classe « pansements à l’argent ». |
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(1) Avis HAS : ASA IV dans le traitement séquentiel de 4 semaines des ulcères de jambe à caractère inflammatoire, Lire le dossier complet:
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Prévention du suicide : une mallette pédagogique pour « faire circuler la parole »

Trouver un moyen d’ouvrir le débat. Ne pas laisser les adolescents seuls face à leurs difficultés. Si bon nombre de professionnels de l’éducation et de la santé tentent d’y parvenir, les outils ne sont pas légion. A Marseille, à l’occasion des 16èmes journées nationales de prévention du suicide, l’association Christophe a présenté son travail en la matière : une mallette pédagogique. Ce dispositif, élaboré en partenariat avec des spécialistes comme Marie Choquet (chercheur et psychologue), David Cohen (psychiatre) ou encore Serge Tisseron (psychiatre et psychanalyste), se présente sous forme de petites séquences vidéo à projeter en classe. Il s’accompagne d’une série de supports, susceptibles d’engager un peu plus les discussions. « Chaque intervention dure 1h30 au collège, et 2h en lycée, précise Rose-Marie Vilafranca présidente de l’association. Elle est animée par un binôme, formé spécifiquement à cet exercice. » A terme, chaque établissement scolaire d’Aix-Marseille devrait compter au moins un binôme de professionnels formés - le recteur ayant inscrit ce projet dans le plan de formation académique. « Nous devons tous être en alerte » « Il s’agit de faire circuler la parole, commente Joelle Durant, infirmière et conseillère technique auprès du recteur d’académie. C’est l’affaire de tous. Nous devons tous être en alerte. » Infirmières, mais aussi enseignants, assistantes sociales, conseillers d’éducation, seront donc, dès la rentrée 2012, invités à se saisir de ce nouvel outil. Lequel sera distribué dans tous les lycées de la région Paca, voire également en collège. De quoi rassurer cette infirmière scolaire, présente à l’Hôtel de région lors de la présentation de la mallette, qui s’étonnait de n’avoir « aucune statistique concernant les moins de 15 ans, alors que le problème se présente dès le collège ». Cette initiative pourrait faire des émules… En témoigne cette mère de famille, endeuillée par le suicide de son fils, et venue des Alpes pour assister à la présentation de la mallette. « Comment mettre en place des action de ce genre, s’interrogeait-t-elle. Chez nous, il n’y a rien. »
Source: Espaceinfirmier.com. Marjolaine Dihl
Photo: © konradbak - Fotolia.com
Soins infirmiers : le Québec, une longueur d’avance
L’Association française pour le développement de l’éducation thérapeutique (Afdet) a organisé début février son Congrès Santé-Education. A cette occasion l’Afdet a invité l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) à faire le point sur la pratique infirmière dans la Belle Province.
« Dans un contexte de vieillissement de la population, d’augmentation des maladies chroniques et de pénurie de certains professionnels de santé, le législateur a souhaité alléger la législation et augmenter la collaboration interprofessionnelle », explique Suzanne Durand, directrice de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ). Aussi, en 2002, le Québec a voté une loi - loi 90 - définissant les pratiques professionnelles et spécifiques pour chaque profession de santé. L’avancée majeure de cette loi est la mise en place des ordonnances collectives : des prescriptions données par un médecin ou un groupe de médecins à une personne habilitée, concernant notamment les médicaments, les traitements, les examens ou les soins à donner à un groupe de personnes ayant besoin du même traitement (ex : la contraception hormonale), ou, pour des situations cliniques déterminées dans cette ordonnance, les circonstances dans lesquelles ils peuvent l'être, de même que les contre-indications possibles. « L’ordonnance collective permet à l’infirmière d’intervenir auprès d’un patient sans que celui-ci ait une ordonnance individuelle », précise Suzanne Durand. Néanmoins, au préalable, l’infirmière doit effectuer une évaluation des conditions de santé du patient. Elle peut ensuite demander des analyses biologiques, des radiologies, pour des situations cliniques prédéterminées sans demander l’avis du médecin, initier des mesures thérapeutiques et de diagnostics ou encore administrer et ajuster les traitements. Elle peut également prendre certaines décisions en toute autonomie, par exemple pour des soins gynécologiques, des soins de plaies et d’altération de la peau ou procéder à des vaccinations.
L’infirmière praticienne spécialisée Cette loi a également permis la création, en 2005, du statut d’Infirmière praticienne spécialisée (IPS) formée en deuxième cycle universitaire. Ces IPS sont aujourd’hui 139 au Québec, et exercent en cardiologie, en néphrologie, en néonatologie, et en soins de première ligne. La réglementation oblige l’IPS à exercer son métier dans un groupe de médecine de famille (GMF) : un regroupement de médecins travaillant avec le soutien d’infirmières à mieux suivre les malades chroniques. Ce statut permet à l’infirmière d’effectuer des activités auparavant réservées aux médecins, comme la prescription d’examens et de diagnostics sur les techniques invasives, ou encore le drainage des abcès. Cependant, « son travail est avant tout relié à la prévention et à la promotion de la santé, souligne Suzanne Durand. Dans son activité, l’accent est mis sur l’éducation thérapeutique. » « Les IPS s’informent sur ce que le patient connait de sa maladie et sur ses habitudes de vie », poursuit Christine Laliberté, IPS en soins de première ligne à Montréal. Elle consacre son temps à l’expertise du patient, à la promotion de la santé, à la prévention de la maladie et à ses complications. « C’est notre priorité, avant d’ajuster le traitement », souligne l’infirmière.
Source: Espaceinfirmier.com. Laure Martin
L’Eprus recrute des réservistes sanitaires
L’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) a lancé hier une campagne nationale pour inciter les professionnels de santé à s’engager dans la réserve sanitaire.
Créé en 2007 pour secourir les populations lors des crises sanitaires exceptionnelles, en France et dans le monde, l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), qui dépend du ministère de la santé, a lancé hier une campagne nationale de recrutement pour se faire connaître, et inciter les professionnels de santé à s’engager dans la réserve sanitaire. « Aujourd’hui, la réserve sanitaire est constituée de près de 3 300 professionnels de santé (…) notre objectif est de porter ce nombre à 10 000 d’ici la fin de l’année » explique le directeur général de l’Eprus, Thierry Coudert. Intitulée « avec l'Eprus, prenons l'urgence de vitesse », la campagne s'adresse à tous les professionnels de santé - en activité, retraités depuis moins de cinq ans, ou étudiants en fin de formation – soit, potentiellement, à près de 2 millions de personnes. Un spot TV est diffusé jusqu’au 18 mars prochain sur plusieurs chaînes, et des annonces vont être publiées dans la presse spécialisée. Réserve sanitaire mode d’emploi « L’engagement dans la réserve sanitaire relève du volontariat », explique le Dr Bruno Lartigue, chef de la réserve sanitaire. Les professionnels de anté volontaires signent un contrat de trois ans avec l'Eprus, et une convention est établie avec leur employeur, s’ils sont salariés. Ils sont alors formés, et peuvent, selon les besoins, et s’ils sont disponibles, être appelés pour des missions d’une durée moyenne de dix jours – les missions ne pouvant dépasser les quarante-cinq jours par an. Jusqu’à aujourd’hui, les plus nombreuses à avoir à l’appel de l’Eprus ont été… les infirmières ! Elles constituent à elles seules plus de la moitié des effectifs de la réserve sanitaire – elles sont 1685 très précisément. « Plus généralement, 60 % des réservistes sanitaires sont des professionnels en activité, et 40 % sont des retraités », rajoute Bruno Lartigue. « Les trois quarts d’entre eux sont des salariés, le quart restant est constitué de libéraux – un pourcentage moindre somme toute logique, car il est plus difficile pour un libéral de quitter, même pour quelques jours, son cabinet, que pour un salarié de s’absenter de son service », note-il. Des missions de terrain variées Pour le moment, l’essentiel des missions de l’Eprus se sont déroulées à l’étranger. En France, l’organisme a mené seulement deux actions : des réservistes ont été mobilisés lors du sommet du G20 en novembre 2011, et cet hiver, 36 médecins retraités réservistes ont participé aux équipes de maraude durant la période de grand froid. A l’étranger, les missions des réservistes ont essentiellement concerné le soutien psychologique, comme à Haïti ou en Thaïlande, et la chirurgie orthopédique. L'Eprus a aussi participé l'année dernière à une mission de conseil auprès d'un hôpital de Benghazi en Libye, le Benghazi Medical Center. Au total, en 2011, 91 réservistes de l’Eprus ont été mobilisés. De prime abord, une réserve de 3 300 professionnels pourrait donc paraître suffisante. « Mais, rétorque Bruno Dartigue, on ne sait jamais - il peut se produire des crises sanitaires très diverses nécessitant des savoir-faire très spécifiques. Ou des crises de grande ampleur type pandémie de grippe H1N1. » Par ailleurs, poursuit-il, la réserve de l’Eprus manque de certains professionnels – cadres administratifs et infirmières spécialisées notamment. « Qui plus est, précise le chef de la réserve sanitaire, augmenter notre nombre de réservistes, c’est aussi se donner la possibilité de ne pas “déranger” toujours les mêmes, de perturber le moins possible la vie des services de soins hospitaliers qui fonctionnent déjà à flux tendu. » Hier, alors même que la campagne de recrutement commençait, dix-neuf réservistes sanitaires (neuf médecins dont trois chirurgiens, sept infirmiers, un pharmacien et deux aides-soignantes) sont partis pour Brazzaville, la capitale du Congo, frappée dimanche par une série d'explosions meurtrières dans un dépôt de munitions.
Source: Espaceinfirmier.con. Article d'Emmanuelle Debelleix
Renouvellement des prescriptions de traitements contraceptifs par les infirmiers et infirmières : la loi vient d’être modifiée
La loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit (SAQD) comporte plusieurs dispositions modifiant le code de la santé publique. L’une d’elles concerne directement les infirmières et infirmiers puisqu’elle porte sur leur droit à procéder au renouvellement des prescriptions de traitements contraceptifs. Elle vise à simplifier le droit en la matière et à l’harmoniser avec les dispositions concernant les pharmaciens.
En effet, l’article 89 de la loi SAQD vise à clarifier le dispositif qui donne le droit au pharmacien, lorsqu’une ordonnance est périmée, de dispenser des médicaments contraceptifs. Pour rappel, cette possibilité avait été introduite par l’article 89 de la loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) du 21 juillet 2009. Jusqu’alors, les modalités de détermination des catégories de médicaments exclus de ce dispositif particulier de dispensation par les pharmaciens ne concernaient que les traitements de maladies chroniques.
Le législateur a estimé plus cohérent de prévoir l’établissement d’une liste comportant les médicaments non renouvelables, tant pour les maladies chroniques que pour la contraception alors que la loi HPST avait prévu le principe d’une liste des contraceptifs renouvelables. Une liste négative présente moins de risque d’oubli et d’erreur.
Aux termes de la nouvelle rédaction, le pharmacien peut dispenser ces médicaments, « sauf s’ils figurent sur une liste fixée par un arrêté du ministre chargé de la santé sur proposition de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ».
Cette liste est par ailleurs fixée sur proposition de l’AFSSAPS, et non plus après un simple avis de celle-ci.
Pour les pharmaciens, l’alinéa 2 de l’article L. 5125-23-1 du Code de la Santé Publique est donc désormais rédigé comme suit :
« S’agissant des contraceptifs oraux, lorsque la durée de validité d’une ordonnance datant de moins d’un an est expirée, le pharmacien peut dispenser les médicaments nécessaires à la poursuite du traitement, sauf s’ils figurent sur une liste fixée par un arrêté du ministre chargé de la santé sur proposition de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, pour une durée supplémentaire non renouvelable de six mois.
Les conditions d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’Etat ».
De la même manière, l’infirmier est donc autorisé à renouveler les prescriptions, datant de moins d’un an, de médicaments contraceptifs oraux sauf s’ils figurent sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la santé, sur proposition de l’AFSSAPS.
Cette disposition est applicable par tous les infirmiers y compris les infirmières des établissements scolaires du second degré, les infirmières des services de protection maternelle et infantile des conseils généraux et les infirmières des centres de planning et d’éducation familiale.
Il en ressort que le 4ème alinéa de l’article L. 4311-1 du Code de la Santé Publique est désormais rédigé comme suit :
« L’infirmière ou l’infirmier est autorisé à renouveler les prescriptions, datant de moins d’un an, de médicaments contraceptifs oraux, sauf s’ils figurent sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la santé, sur proposition de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, pour une durée maximale de six mois, non renouvelable. Cette disposition est également applicable aux infirmières et infirmiers exerçant dans les établissements mentionnés au deuxième alinéa du I de l’article L. 5134-1 et dans les services mentionnés au premier alinéa de l’article L. 2112-1 et à l’article L. 2311-4. »
L’arrêté du 25 mai 2010 fixant la liste des médicaments contraceptifs oraux visée aux articles L. 4311-1 et L. 5125-23-1 du code de la santé publique devra donc être abrogé et remplacé par un nouvel arrêté fixant cette liste des contraceptifs ne pouvant faire l’objet d’un renouvellement par l’infirmier.
Enfin, au Journal officiel du 12 janvier 2011 a été publié un décret n° 2012-35 du 10 janvier 2012 pris pour l'application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 4311-1 du code de la santé publique qui introduit au Code la santé publique un nouvel article D. 4311-15-1 selon lequel « Lorsque l'infirmier ou l'infirmière procède au renouvellement d'une prescription de médicaments contraceptifs oraux dans les conditions prévues au quatrième alinéa de l'article L. 4311-1 du code de la santé publique, il ou elle inscrit sur l'original de l'ordonnance médicale les indications suivantes :
- Son nom, son prénom et le numéro obtenu lors de l'enregistrement prévu à l'article L. 4311-15 ;
- La mention " Renouvellement infirmier ” ;
- La durée de ce renouvellement, exprimée en mois et qui ne peut excéder six mois ;
- La date à laquelle ce renouvellement est effectué.»
Développement professionnel continu : une nouvelle mission légale pour l’Ordre national des infirmiers
Les décrets relatifs à l'entrée en vigueur du développement professionnel continu (DPC) ont été publiés début janvier au Journal officiel. Ils viennent en application de l'article 59 de la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST) du 21 juillet 2009.
Ce dispositif confère à l’Ordre une nouvelle mission notamment dans le contrôle de l’obligation de suivi des programmes de DPC par les infirmiers libéraux. Ainsi le décret relatif au DPC des paramédicaux précise notamment le rôle de l’Ordre des infirmiers en matière de contrôle de l’obligation obligation annuelle de développement professionnel continu consistant à participer à un programme de développement professionnel continu collectif annuel ou pluriannuel. L’Ordre sera destinataire des attestations, éventuellement par voie électronique. L’Ordre s'assure, au moins une fois tous les cinq ans, sur la base des attestations transmises par les organismes de développement professionnel continu que les infirmiers ont satisfait à leur obligation annuelle de développement professionnel continu. Lorsque l’infirmier a participé à un programme dispensé par un organisme qui a fait l'objet, à la date de son inscription, d'une évaluation défavorable par la commission scientifique du Haut Conseil des professions paramédicales, l'obligation est réputée non satisfaite. Si l'obligation individuelle de développement professionnel continu n'est pas satisfaite, le conseil de l'ordre demande à l’infirmier libéral (le texte ne prévoyant rien concernant les salariés) concerné les motifs du non-respect de cette obligation. Au vu des éléments de réponse communiqués, le conseil de l'ordre apprécie la nécessité de mettre en place un plan annuel personnalisé de développement professionnel continu, et notifie à l'intéressé qu'il devra suivre ce plan. L'absence de mise en œuvre de ce plan par l’infirmier libéral est susceptible de constituer un cas d'insuffisance professionnelle au sens de l'article L. 4311-16 du code de la santé publique pour les infirmiers libéraux.
Par ailleurs, l’Ordre national des infirmiers représentera les infirmiers au sein de la commission scientifique du Haut Conseil des professions paramédicales. Les missions de cette commission sont importantes puisqu’elle est chargée notamment de rendre un avis sur les orientations nationales de développement professionnel continu au ministre chargé de la santé, d’évaluer techniquement et scientifiquement les organismes de développement professionnel continu, et de formuler un avis sur les orientations régionales proposées par les agences régionales de santé en matière de développement professionnel continu.
Transmission des listes nominatives : le droit de l'Ordre de les obtenir enfin reconnu
La loi HPST avait introduit en 2009 au Code de la santé publique la disposition selon laquelle "L'ordre national des infirmiers a un droit d'accès aux listes nominatives des infirmiers employés par les structures publiques et privées et peut en obtenir la communication."
Pourtant l'Ordre a rencontré les plus grandes difficultés à faire respecter cette disposition légale en se heurtant aux refus des employeurs qu'ils soient publics et privés qui se retranchaient derrière la publication d'un décret avant d'appliquer cette loi. Il fallait donc impérativement faire trancher le pouvoir judiciaire sur cette question. C'est ce qu'un conseil départemental de l'ordre des infirmiers a entrepris, épaulé par la direction juridique de l'Ordre, en portant devant le Tribunal administratif le refus opposé de manière répétée par le service départemental d'incendie et de secours de fournir la liste des infirmiers de sapeurs pompiers volontaires engagés en son sein.
Le tribunal administratif vient, le 8 décembre, de rendre sa décision qui est favorable à l'Ordre puisqu'il a considéré que "le conseil départemental de l'ordre des infirmiers est fondé à soutenir que le président du service départemental d'incendie et de secours a commis une erreur de droit en considérant qu'il n'était pas concerné par les dispositions de l'article L4311-15 du code de la santé publique" et que "sa décision refusant la transmission de la liste des infirmiers sapeurs-pompiers volontaires engagés au sein du service était entachée illégalité et devait être annulée."
Au même moment le ministre de la santé dans une réponse à la question écrite (http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-88282QE.htm) posée par le président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, Jean-Luc WARSMANN, confirmait que cette disposition de la loi HPST s'appliquait bien en l'absence de publication d'un décret bien que "les seules données personnelles pouvant faire l'objet d'une transmission par les établissements de santé aux trois ordres paramédicaux concernés sont les noms et prénoms des professionnels exerçant en leur sein."
Ce contexte donne toute leur légitimité aux CDOI pour s'adresser à tous les employeurs publics et privés de leur département en vue de la transmission des listes.
Faux diplômes infirmiers : l'Ordre en première ligne pour défendre le DE
La création de l'Ordre a entre autre pour vertu au travers de la procédure d'inscription de permettre la détection des diplômes frauduleux détenus par des personnes n'ayant pas la qualité d'infirmier.
Dans l'Allier, le CDOI a ainsi confirmé les doutes de l'assurance maladie et l'affaire a été portée devant le Procureur de la République. La personne n'a pu s'installer en libéral comme elle entendait le faire alors qu'elle n'avait jamais été diplômée ni n'avait jamais suivi la moindre formation.
Dans les Alpes Maritimes, le CDOI s'est constitué partie civile dans une affaire d'escroquerie faisant ainsi reconnaître l'exercice illégal de la profession d'infirmier par une personne titulaire d'un simple brevet de secourisme militaire.
Tout récemment, dans le sud de la France, un CDOI a été convoqué pour une affaire d'usage d'un faux DE durant plus de deux ans, à l'audience en correctionnel en qualité de victime car l'atteinte au diplôme constitue une atteinte à l'honneur de la profession que l'Ordre est légalement chargé de défendre.
Il est très important pour l'Ordre de systématiquement veiller à défendre l'exercice de la profession d'infirmier en amenant la justice a constitué une jurisprudence solide de l'exercice illégal de la profession d'infirmier à l'instar de celle qui existe pour l'exercice illégal de la profession de médecin. Cette action passe par la détection des faux diplômes, la plainte et la constitution de partie civile.
Les conseillers du CDOI 16 remercie leur assistante, Mme LATOUR Lise, qui a assuré la permanence
du conseil départemental de la Charente.
Nous espèrons qu'elle trouvera un poste à la hauteur de ses qualités relationnelles et de ses compétences.
Les conseillers du CDOI de La Charente.
L'Organisation des soins psychiatriques : les effets du plan "psychiatrie et santé mentale "
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| Écrit par Cour des Comptes | |
| 21-12-2011 | |
Avec plus d'un million de prises en charge chaque année, les pathologies relevant de la psychiatrie arrivent au troisième rang des maladies les plus fréquentes en France. Le coût économique et social de ces pathologies est évalué au total à quelque 107 Mds € par an, dont 13 Mds € à la charge du seul régime général d'assurance maladie. Cet enjeu majeur de santé publique a fait l'objet au cours des dernières années de multiples rapports aux recommandations généralement convergentes. Un plan « psychiatrie et santé mentale » a été mis en oeuvre par les pouvoirs publics à compter de 2005. Afin d'en établir un bilan et d'examiner les leçons à en tirer, la Cour a procédé à une enquête approfondie en 2011. Une évaluation du même plan a été concomitamment réalisée par le Haut conseil de la santé publique, dont la complémentarité a été assurée par une constante concertation avec la Cour. Ce plan a produit des résultats que l'on peut qualifier de médiocres, en raison de l'insuffisance des moyens financiers, de la défaillance du pilotage, et du défaut d'un portage suffisamment fort. Le flou qui s'est progressivement instauré sur le cadre territorial d'exercice de la psychiatrie a contribué à une démobilisation progressive des acteurs. Un plan ambitieux Ce plan avait quatre objectifs principaux : (I) améliorer la prise en charge des patients, (II) prendre mieux en compte les besoins de ces derniers, de leurs familles et des professionnels, (III) développer la qualité des soins et la recherche, et (IV) impulser des programmes spécifiques, notamment pour les patients placés sous main de justice. Leur pilotage et leurs indicateurs - épidémiologiques, statistiques, financiers - n'ont pas été à la hauteur des ambitions. Des disparités persistantes et une prise en charge médico-sociale insuffisante Malgré quelques progrès, l'objectif de favoriser les prises en charge extrahospitalières et de désengorger les lits d'hospitalisation complète n'a pas été atteint (la réduction du nombre de lits hospitaliers passant de 58 580 en 2005 à 57 410 en 2010). Les alternatives à l'hospitalisation demeurent trop peu développées, et le chaînage avec les structures médico-sociales est encore défaillant. Ainsi, la Cour relève l'importance des hospitalisations inadaptées et des transferts intempestifs de patients du fait de suroccupations ou les ruptures dans la prise en charge pour les populations précaires ou pour les personnes incarcérées. Par ailleurs, les cartes établies pour ce rapport confirment de considérables disparités dans la densité au regard de la population en équipements et services, y compris en psychiatres libéraux. Les inégalités de répartition se sont accentuées entre 2000 et 2010 : les écarts allant du simple au décuple. Au 1er janvier 2011, les psychiatres étaient 13 645 en métropole dont plus du tiers en Ile-de-France, 80% exerçant dans des villes de plus de 50 000 habitants. Plus généralement, le plan n'a pas traité le problème des postes hospitaliers vacants, soit un sur cinq postes budgétaires, et les mesures d'incitation afin de pourvoir les emplois dans les départements peu urbanisés n'ont pas été mises en oeuvre. « Santé-justice » : progrès inaboutis L'analyse du programme « Santé-justice » révèle que près de 40% des quelque 65 000 détenus font l'objet d'un suivi psychiatrique. Le cumul de troubles mentaux et de précarité accroît fréquemment les difficultés de réinsertion sociale et professionnelle, ce qui augmente, du même coup, le risque d'une réincarcération suivie d'une dégradation de l'état de santé. La priorité conférée à l'amélioration des locaux et à leur sécurisation était nécessaire. Ainsi, un nombre plus élevé que prévu d'unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) a été financé. En revanche, l'optimisation et la continuité des parcours de soins et de leur débouché vers une réinsertion sociale, n'ont pas toujours bénéficié d'une égale attention. Comme le soulignent les rapports du contrôleur général des lieux de privation de liberté, il reste à réduire de multiples situations d'insalubrité, de promiscuité, de déficiences en effectifs et en formation. Le plan d'actions stratégiques 2010-2014 du ministère de la justice prévoit des actions plus importantes et mieux structurées. Au regard de l'objectif de 80 000 places pénitentiaires en 2017, les capacités de prise en charge psychiatrique seront encore plus insuffisantes à moyen terme, si le temps disponible pour les consultations n'est pas optimisé, et si les moyens de suivi postpénal comme leur efficacité ne sont pas renforcés. Un pilotage insuffisant Le pilotage du plan, initialement robuste, s'est délité mi-2007. La répartition, la maîtrise et le suivi des moyens nouveaux - personnels, investissements, recherche - en ont été d'autant plus affectés que leur financement était inégal. Ce financement a été important en matière de sécurité, difficilement identifiable en matière de création d'emplois, et très insuffisant en recherche. Concernant l'immobilier, domaine dont le plan soulignait les graves déficiences, 329 opérations ont été prévues (1,8 Md€), dont plus de la moitié restent à livrer, d'ici 2017. Dispersés entre des centaines d'opérations de mises à niveau, ces financements ont à ce stade abouti au maintien de sites inégalement fonctionnels, parfois avec retard. Les prix de revient au mètre carré ont été très hétérogènes. Un effort important a été ainsi engagé pour améliorer la qualité et la sécurisation du parc hospitalier psychiatrique, mais sans pour autant l'amener partout au même niveau que les autres établissements de santé. Cette modernisation, trop concentrée sur les structures d'hospitalisation complète, n'a pas été guidée par une stratégie claire et appropriée. Enfin, la recherche en psychiatrie demeure la parente pauvre de la recherche en santé. Au regard des enjeux, le constat négatif que formulait déjà le plan en 2005 demeure valide. Une confusion dommageable dans l'organisation territoriale des prises en charge L'organisation territoriale des prises en charge, la « sectorisation » psychiatrique, fait l'objet d'une discrète et progressive mise en déshérence. La mise en oeuvredu plan « psychiatrie et santé mentale » s'est ainsi déployée entre une stratégie nationale de suppression de la sectorisation et son maintien de facto, entraînant une confusion dommageable. A ce stade, le plan a insuffisamment apporté à la fois à l'accroissement des moyens extrahospitaliers et à la diminution à due concurrence des capacités en hospitalisation complète. Au moment où les Agences régionales de santé (ARS) ont entrepris, dans le cadre de leurs plans stratégiques de santé, de mieux organiser les complémentarités entre les structures et les institutions publiques et privées de manière à garantir à tous les patients une prise en charge diversifiée et de proximité, il est donc urgent que soient redéfinis et clarifiés les missions et les modes d'action des différents acteurs. Conclusion Au regard du constat très critique que dressait le plan en avril 2005, les progrès constatés à plusieurs égards n'ont pas permis de modifier significativement l'état des lieux. Nombre d'actions apparaissent inachevées, et nombre de points majeurs restent en chantier. Une remobilisation est donc à opérer autour d'un ensemble plus sélectif de priorités et de mesures, afin de soigner chaque patient avec la dignité à laquelle il a droit en France. Les 26 recommandations formulées par la Cour visent à traduire les quatre grandes orientations stratégiques suggérées par le présent rapport :
Les principales recommandations de la Cour : Réduire les files d'attente d'un avis médical spécialisé en psychiatrie. Continuer à développer et à diversifier une offre sanitaire, médico-sociale et sociale adaptée aux besoins des personnes hospitalisées à temps plein de manière inadéquate en redéployant plus activement les moyens hospitaliers et en définissant une mission de service public propre à la psychiatrie pour pérenniser les acquis du secteur. Généraliser les conseils locaux de santé mentale, regroupant tous les acteurs. Mettre en oeuvre un pôle national de coordination de la recherche en psychiatrie, toutes disciplines réunies. Mettre en conformité avec des normes nationales les établissements et services accueillant des malades mentaux, y compris en milieu carcéral. Harmoniser la conception, la répartition et l'emploi des unités pour malades difficiles et des chambres d'isolement. Synthèse du Rapport public thématique Psychiatrie Rapport public thématique Psychiatrie Discours l'oganisation des soins psychiatriques |











